20 janvier 2021: Réflexion sur un changement

victor de bock

En ce jour de départ de Donald Trump et de prestation de serment de Joe Biden et Kamala Harris, je ne peux m’empêcher de penser à Thomas Jefferson, ami des philosophes des Lumières qui proclamait en 1776 dans la Déclaration d’Indépendance des nouveaux Etats d’Amérique comme évidente ces trois vérités: tous les hommes sont créés égaux, ils sont libres, et ils ont le droit à la recherche du bonheur.

Qu’avons-nous fait entretemps? Sommes-nous véritablement égaux? Sommes-nous libres? Et surtout avons-nous trouvé le bonheur?

Nos sociétés souffrent de mal-être, et le mal-être au travail n’est qu’un aspect de ce fléau.
C’est cet aspect que je développe dans mon premier livre: « Trois Burn-out… Sinon Rien ! »

Est-ce que toutes ces déclarations d’indépendance, des droits de l’Homme … toutes ces bonnes intentions n’étaient que de la poudre aux yeux pour nous aider à supporter l’insupportable ?

Jefferson était pour l’égalité et la liberté, mais il possédait des esclaves. Question d’époque, allez-vous me dire. C’est vrai. Et puis quel rapport avec nous ?

N’y-a-t-il pas un ou plusieurs paradoxes dans cette Déclaration ?

Nous le savons très bien depuis la nuit des temps, les hommes ne sont ni libres, ni égaux ; et si nous voulons poursuivre la recherche du bonheur, nous devons bien en accepter une sorte de prémisse (« liberté et égalité »). Pas nécessaire alors de prouver quoique ce soit. C’est une déclaration de foi, une vérité absolue qui nous guiderait. L’homme est fait pour l’égalité et la liberté, un point c’est tout. Nous faut-il des preuves ? Non, pas nécessairement, il suffirait d’y croire.

Il semblerait que lors de la rédaction du texte, les pères fondateurs aient remplacé à la dernière minute «le droit de propriété;» par «le droit à la poursuite du bonheur». On serait à crier aujourd’hui dans les rues: «Liberté, Égalité, Propriété!» Cela aurait été un bon slogan pour Trump: «Make your bank account great again!». C’est vrai que les américains votent avec leur portefeuille.

Et voilà, serions-nous revenus à la case départ? Aujourd’hui, on assimile bien souvent le bonheur à la propriété (une belle maison, une voiture de sport, des vacances luxueuses …). Il faut remarquer qu’il ne s’agissait pas du droit au bonheur, mais que à sa poursuite («pursuit of happinesss»).

Mais le corona virus est passé par là. Est-ce que la Covid 19 aurait changé quelque chose en nous?
Sincèrement je le voudrais bien, mais je ne le crois pas.

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1 Comment

  1. Très bonne question de savoir si le Covid a changé quelque chose en nous.
    Je pense que la réponse est négative !
    Ce que cette période nous apporte est une sorte de nouvelle photographie de nous – même.
    Comment réagissons-nous par rapport au Covid, aux mesures imposées.
    Sommes-nous compréhensifs et faisons-nous vraiment ce qui est attendu de nous ?
    La majorité des gens le font effectivement, mais nous restons toujours confronté à des minorités qui estiment que tout leur est du et que tout leur est permis !
    Peut-être pour eux la forme du bonheur et de liberté est de se sentir au-dessus des impératifs exigés par la situation actuelle ? Mais alors, leur liberté empiète fort sur celle des autres….
    C’est donc aussi à réfléchir !!

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